NaNoWriMo ’17 : Bilan

Hey ! Ça fait… Longtemps ?

Encore une fois, un peu dépassée par novembre je n’ai pas pu revenir faire un point ici avant la fin du NaNoWriMo et me revoilà 10 jours plus tard pour vous faire un petit point sur ce mois rock’n’roll avec le Saut de l’ange.

 

Bonne surprise et pas des moindres, c’était une réussite partout où je le voulais !

NanoBilan

Comme je m’en doutais à presque mi-parcours, je n’ai pas eu de problèmes à terminer le Nano. Non, ce qui m’a posé problème c’est clairement de publier quotidiennement. Quelques jours de vie sociale m’ont fait perdre l’avance claire que j’avais acquise dans les premiers jours et je n’ai jamais vraiment réussi à la reprendre.

Conséquence directe : je n’ai pas pu publier à temps deux jours sur les trente du mois. Ce qui pour moi reste tout de même honorable (mais je me suis quand même fait houspiller par certains qui n’avaient pas leur chapitre à temps).

Parlons peu, parlons chiffres

Aujourd’hui, Le saut de l’ange cumule 572 lectures au total pour environ une dizaine de lectures minimum par chapitres, 80 au meilleur et à vue de nez une quinzaine en moyenne. Et c’est bien plus que ce que je pouvais espérer.

Le nez dans le guidon tout le mois je n’y ai pas vraiment réfléchi jusqu’à voir qu’on frôlait les 500 vers la fin avant de les dépasser et j’en suis vraiment ravie. Peu de commentaires et d’étoiles mais c’est un constante dans les réseaux sociaux littéraires (si vous aimez un auteur, dites-lui ! Hint, c’est par là). De ce point de vue aussi, je m’estime comblée au delà de mes attentes !

J’ai terminé un roman

Et c’est là ma plus grande victoire personnelle.

Je suis quelqu’un qui a commencé énormément de projets littéraires et n’en ai terminé que très peu, zéro roman avant le 30 novembre. Et en voilà un, une histoire de a à z que j’ai mené là où je le voulais, c’est un sentiment très grisant si vous me demandez mon avis.

Il y a un retravail énorme en vue évidemment, certains chapitres vont disparaître pour renaître sans doute en janvier prochain mais en attendant le matériel de base est là et prêt à être retravaillé à tout moment. Je suis joie pure.

Le fait d’avoir tout préparé avant de me lancer à été d’une aide incommensurable, aucun moment où je me suis demandée qu’est-ce que diable il allait bien pouvoir se passer et nul besoin de vraiment me prendre la tête sur une fin de chapitre où l’évolution d’un personnage. Je suis définitivement convertie à la préparation en amont de l’écriture.

Certains personnages ont pris des tournants innatendues, certains chapitres aussi sont un peu parti en freestyle mais on a suivi le fil et on y arrivé. Pour être honnête, la fin du roman -c’est-à-dire les derniers chapitres- ont été totalement retravaillés en termes de scénario. C’est en écrivant que je me suis rendue compte que certains personnages avaient pris un tour différent et il était nécessaire de donner une autre impulsion à l’ultime tournant de l’histoire…

Je suis dans tous les cas satisfaite de ce que j’ai produit durant ce mois de novembre. Et du soutien des gens autour de moi ! Je vais pas les afficher, je suis pas comme ça mais un grand merci au soutien moral, lecture, petits mots ou coup de pied dans le derrière qui m’ont aidés à tenir la barre de ce navire qui semblait partir droit dans le Triangle des Bermudes.

Vous avez au moins participer à moitié à ce challenge avec moi.

 

La suite ?

La suite c’est évidemment celle des Enfants du Siècle qui attend patiemment les brouillons et peut-être d’autres projets littéraires. Qui sait ?

J’en profite pour glisser que je donne beaucoup plus de nouvelles sur ma page Facebook, à vot’ bon coeur.

 

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NaNoWriMo ’17 : J+9

Oui bon j’ai peut-être loupé le classique rendez-vous du « une semaine plus tard » mais sincèrement j’avais des kilomètres de mots à taper. Alors, mon NaNo 2017, ça se présente comment ?

Plutôt bien.

 

Parlons chiffres

Là, tout de suite, à l’instant t voilà j’en suis.

Capture

Je suis visiblement dans les clous, même si j’ai perdu l’avance de dingue que j’avais pris le deuxième jour (ça ne rend pas spécialement dans le graphique) et j’ai même perdu mon chapitre d’avance qui était un luxe qui m’a un soir sauvé la vie.

J’ai plaffoné une bonne semaine à plus de 2200 mots en moyenne par jour mais un gros jour de relâche m’a fait plonger à un petit 1820 qui est certes honnête mais un peu juste. Sur la durée je ne m’inquiète pas, mais j’ai peur d’un imprévu par contre comme des heures supplémentaires non prévues ou tout simplement une soirée qui disparaît. La semaine s’annonce socialement chargée donc il va falloir prende de l’avance ce week-end…

Pour le moment, je n’ai pas manqué un seul jour de publication (00h02 ça compte pas les gars). J’espère tenir la route jusqu’au bout.

 

Comment je m’organise

C’est super simple et linéaire : mon cerveau ne fonctionne pas le matin donc ça ne sert à rien de me lever plus tôt et pourtant ça me faciliterait bien la vie. Le midi durant ma pause déjeuner j’aligne tout ce que je peux, ça va des 1700 mots cash en une heure (je sais pas comment j’ai fait ces fois-là honnêtement) à un petit 1000 mots déjà satisfaisant. Je n’y touche plus jusqu’au soir après dîner où je finis le tout, relis et publie dans la foulée. Si j’ai le temps, je prends de l’avance sur le lendemain. (mais là je suis sympa je vous donne des nouvelles plutôt).

J’ai pas mal perdu en productivité pour une raison assez bête :  j’ai un nouvel ordinateur. Il est arrivé hier et la disposition du clavier est totalement diffétente de tout ce que j’utilise, sans parler des accents plus du tout faits de la même façon. Ce qui veut dire temps d’adaptation et perte énorme de vitesse de frappe. Je pense que d’ici ce week-end ça devrait déjà aller mieux.

 

Comment ça s’annonce

Tranquille.

 

Je te jure, va voir sur Wattpad mais c’est tranquille.

Le dernier article avant la fin du monde (le NanoWrimo ’17)

Je me suis fixée un objectif pas mal conséquent pour ce NanoWrimo (le désavantage d’être impulsif) et en conséquence ça m’a forcé à sortir de mes sentiers battus à bien des égards, et donc à planifier un mois d’écriture et 30 chapitres (l’avantage d’être impulsif).

Dimanche dernier, à pas d’heure, j’ai mis un point final à mon plan, finissant ainsi la planification de ce mois de novembre qui s’annonce socialement mort et rock’n’roll question hygiène de vie. Je vous partagerais bien mon joli A3 noyé de post-it Hello Kitty et de tâches d’encres mais ça serait vous spoiler beaucoup. Et personne n’aime le spoiler.

 

Alors ce soir je vais plutôt pour parler de mes héros : Max et Angie.

 

Maximilien déteste son prénom, alors tout le monde l’appelle Max.

Angeline préfère son prénom, mais tout le monde l’appelle Angie.

Ils se connaissent sans se connaître, évoluent dans les mêmes cercles, se croisent sans se voir et fréquentent les mêmes personnes sans jamais s’être adressé la parole. Jusqu’à maintenant.

 

Max est étudiant, il partage sa vie entre des équations mathématiques bien sales et sa passion, la musique. Batteur dans une groupe amateur durant son temps libre, il consacre le reste de son temps à ses amis. Il a beau être social, sortir et voir des gens est compliqué pour lui car son emploi du temps est réglé à la minute près pour qu’il puisse faire tout ce qu’il doit faire dans les temps. Inutile de préciser qu’il ne se laisse pas vraiment vivre…

Angeline est serveuse dans un café aux allures de magasin d’antiquités, repaire de hipsters et de gens pressés. Elle ne pense jamais à demain et préfère penser à maintenant, et surtout à faire ce qui lui plaît en se foutant allégrement du qu’en-dira-t-on. Elle traîne ses jeans troués dans la vie sans jamais savoir quel sera la prochaine étape et ne s’encombre de personne de trop dans son entourage. Zéro programme, des plages de temps libre si longue qu’elle finit par partir en week-end pour le plaisir de ne rien faire, l’impulsivité est reine dans sa vie.

Mais qu’est-ce qui va bien leur arriver à Max et Angeline ? Ils vont se découvrir et avoir des moments de joies, mais ils vont aussi se faire beaucoup de mal parce que c’est ça aussi l’amour. Petit avant goût du premier chapitre ?

 

Tout arrive à Séoul

Matinée de déprime pour Max, l’engueulade de trop avec sa meilleure amie lui a ouvert le coeur et l’esprit en deux et il suinte d’idées noires depuis le réveil. Pour s’oublier un peu, il décide de sortir de ses quartiers habituels et pousse jusqu’au premier restaurant qu’il ne connaît pas sur sa route. Il profite du café gustativement moyen mais à volonté pour tranquillement macérer dans sa mauvaise humeur avant de se faire réprimander par une serveuse qui ne manque pas de toupet. Une serveuse qui s’appelle Angeline.

 

J-2 (j’ai peur maintenant)

NaNoWriMo ’17 : Le saut de l’ange

Le National November Writing Month avance à grand pas (je vous jure, tellement vite) et mon idée de projet commence à se préciser de plus en plus dans ma tête. Je noircis des pages et des pages pendant ma pause déjeuner et je me surprends presque à apprécier de prévoir sur le long terme un project d’écriture.

D’ordinaire, je me laisse porter au fil des mots mais me forcer à ne pas écrire un seul mot avant le 1er novembre me donne envie d’explorer plus en profondeur les personnages, leurs liens et les lieux où vont se dérouler Le saut de l’ange. En gros, ça va être bien.

Pour les curieux, un peu plus d’informations ci-dessous !

Couverture

Ce roman s’appelera Le saut de l’ange, une romance contemporaine qui se déroulera dans un univers urbain autour de deux héros (la polygamie ça sera pour l’an prochain). Pas de triangle amoureux en vue parce que c’est pas vraiment mon délire, mais plutôt une bonne histoire passionnelle comme je les aime.

Le héros, Max, est un étudiant dans la vingtaine qui poursuit une vie calme et tranquille entre études et amis. Il croisera la route d’Angeline, jeune fille du même âge à la vie radicalement différente : serveuse dans un café, elle ne pense pas au lendemain et préfère profiter de ce qu’elle a entre les mains, du moment présent. Un caractère de chien pas vraiment aidé par une réputation de fille infréquentable parmi les étudiants du campus la gardait jusqu’ici éloignée de la vie réglée comme du papier à musique de Max.

Un hasard va les mettre un jour sur le même chemin, leur permettant de tisser une toile de liens et de gratter la couche superficielle qui recouvre leurs personnalités. Une gallerie de personnages plutôt hauts en couleur se dessine pour donner je l’espère une dimension encore plus profonde à mes deux héros.
Concernant le rythme de publication, je prévois toujours un chapitre par jour (urg) et une moyenne d’à peu près 1.700 mots par chapitre en prévoyant pas mal de variations quand même.

Comme d’habitude, beaucoup de musique surtout que cette fois on a affaire à un musicos. Pour les Wattpadiens je vous laisse le lien et pour les autres je vous laisse avec le thème du Saut de l’ange juste en dessous !

 

Image de couverture et utilisé pour Le saut de l’ange libre de droit.

Des nouvelles du front

Plus de deux mois sans article, on perd pas les bonnes habitudes à ce que je vois…

Il s’en est passé des choses alors, go.

転職

J’ai changé de boulot ! Je découvre les soirées après le travail, la liberté de faire ce que je veux à la pause déjeuner, de ne pas flipper de recevoir un mail ou un message pendant mes vacances… C’est sympa, je comprends pourquoi y’a autant d’abonnés à ce numéro.
Moins de stress, plus de temps, la suite logique est que l’imagination est repartie à la hausse ! Je suis inspirée et j’ai le temps de coucher sur le papier. Plusieurs chapitres des Enfants du Siècle sont planifiés d’ailleurs et j’en ai d’ailleurs publié quelques uns dans l’entre-temps (deux, ça va hein).

Les Enfants du Siècle

L’arc 1 est terminé, youhou o/ 2 chapitres ont été publiés depuis mon dernier article ici et le suivant qui ouvrira le bal de l’arc 2 est dans les tiroirs. Maintenant que j’ai terminé le premier arc, j’aimerai bien le reprendre au propre et faire un petit ménage dedans, le republier ici en version revue et augmentée. Je pense à une carte et surtout à plus de photos (ça tombe bien, je passe bientôt à Haneda…). Du boulot en perspective de ce point de vue !

NaNoWriMo 2017

Je le prépare, déjà. Je suis d’ordinaire des écrivains qui se laisse complètement porter par le courant et voit où mes personnages me mènent… Ce qui est plus compliqué à gérer avec un volume quotidien imposé, en tout cas pour ma psychée. Cette année, j’ai décidé de prendre un projet léger qui trainaît et je suis en train de la planifier aussi précisément que possible (je lutte, erg).

Donc, durant le NanoWrimo je publierai une romance (j’ai dit léger hein) sur Wattpad avec pour objectif un chapitre par jour (mais vous savez moi et les objectifs…). J’ai essentiellement envie de relever le défi et j’ai eu cette idée en lisant une histoire du genre sur Wattpad : Ashes Falling For The Sky. Elle reprend le stéréotype du bad boy et de l’innocente pour le développer vachement bien à mon avis, ça se lit avec plaisir et le rythme quotidien du mois d’août était en effet addictif.

Pour ceux qui seraient intéressés, on y suit Sky une jeune fille qui en arrivant à l’Université loin de chez elle cherche à changer de vie ou plutôt à se débarasser des fardeaux qu’elle se traîne. Elle se frotte au bad boy du coin, Ash et évidemment, ça fait des étincelles. Allures de teen movie et ambiance séries américaines.

Mais, mais je me suis dit en la lisant que on ne voyait que des bad boy finalement dans ce genre d’histoire. Et les bag girl alors ? Alors je muris un peu une romance ou tout du moins un jeu entre une bad girl et un innocent, parce que j’ai envie de voir où ça peut mener. À découvrir en Novembre sur Wattpad donc. J’ai un titre, des personnages, je réfléchis, je réflechis…

Jencyo Rêva, une saga mp3 au bon goût de sérieux 

Illustration à la Une et de l’article : Filtre d’Humour, le collectif de Ryku et Selkio par basile_baz (que j’ai eu un mal de chien à retrouver sur les internets)

Je vous l’ai dit, auguste lecteur, je suis une fille passionnée et ma dernière passion c’est une saga mp3 française, Jencyo Rêva.

Un peu de contexte

Les sagas mp3, j’en étais restée au Donjon de Naheulbeuk et à François Pérusse. J’avais été fan, ses séries ont sincèrement rythmé mes années lycées mais je pensais que le paysage français du genre se limitait à l’humour. Un peu plus tard je me mets à Banal Fantasy et basta. Désert, jusqu’à il y a deux semaines.

Lasse d’écouter Quotidien et après m’être refait pour une deuxième fois les Exocet (obsessionnelle je vous dis), il me fallait du matériel auditif pour animer mes longues journées de travail. En tombant sur un podcast qui conseillait un autre podcast qui conseillait lui-même un autre podcast, je me mets à écouter Jencyo Rêva (sans trop y croire, je l’avoue). Révélation, je suis happée par le scénario et les écoute avec un plaisir qui va en croissant.

Pour comprendre a quel point j’ai été prise dans cette saga, je vous mets une petite timeline de mes états intérieurs actuels juste en dessous :

Après avoir fini en quelques jours l’écoute de tous les épisodes, j’ai consécutivement eu envie de : me les refaire tous d’un coup à la suite pour renouer avec les personnages (Dan Herocta si tu passes au Japon, tu m’appelles quand tu veux) → Retourner les internets pour trouver d’autres sagas du genre (échec a ce jour, j’aime bien François TJP mais c’est pas vraiment le même délire) → Ré-écouter seulement les épisodes ouffissimes (parce que faut pas déconner) → Porter les Enfants du Siècle sous ce format → Porter Jencyo Rêva à l’écrit pour y apporter une profondeur différente (sans rire les gars, si il vous faut une plume) → Créer une saga mp3 parce que c’est un support extrêmement motivant et qui ouvre une mer de possibilités en termes d’imaginaire.

Bref, j’ai aimé.

Bon pour l’instant, je suis repartie pour une ré-ecoute de la saga car je pense avoir manqué des éléments au cours de l’écoute.

De quoi on parle

Jencyo Rêva est un jeune adulte de 21 ans qui se réveille après un an de coma, son dernier souvenir est la douleur cuisante de balles dans le thorax. Autant vous dire qu’il est surpris de se réveiller, mais peut-être encore plus de se retrouver en plein cœur d’une attaque dont il ne saisit ni les tenants ni les aboutissants. En pleine fuite, on lui fait comprendre que sa survie est essentielle, au point de laisser des soldats en arrière face à une mort cruelle. Il est destiné à sauver l’humanité contre un ennemi qui semble avoir pris l’ascendant sur l’Humain pendant son coma, dans un combat qui s’annonce ardu voire impossible. C’est face à la Tour Eiffel qui s’effondre que Jencyo prend conscience de la réalité de ce monde, qui lui semble à la fois si semblable et si inconnu.

Mon avis parfaitement mesuré

Le scenario, les voix, les personnages, la musique, le rythme, c’est un mélange absolument maitrisé qui fait que Jencyo Rêva est pour moi la meilleure saga mp3 qu’il m’ait été donne d’écouter à ce jour. La saga a également des défauts bien sur, je pense notamment à une erreur de casting flagrante sur le personnage de Lyra dans les premiers épisodes qui a été très vite rattrapée néanmoins, et à quelques personnages mieux incarnés que d’autres. Il arrive que les effets sonores soient un peu désagréables à écouter mais sont je pense essentiels a la différenciation des personnages.

Pourquoi je me suis laisse embarquée ? Parce que c’est épique, les auteurs (Selkio et Ryku) n’hésitent pas à se lancer dans un récit ambitieux (rappel à moi-même, les seuls limites qui existent sont celles que tu t’imposes). Le thème de Jencyo Rêva c’est un marronnier classique du shonen manga et des romans de fantasy : le petit jeune qui n’a rien demandé à personne et qui se retrouve a porter le destin d’un peuple sur ses épaules. Jencyo Mostinel, donc, se réveille après un an de coma pour échapper de peu à l’attaque de monstruosités appelées « Maras » qui pour une raison inconnue semblent en avoir personnellement après lui. En plus de ça, c’est la guerre civile, Paris tombe. Une putain de bonne ambiance les gars.

Autre point positif pour moi, ça se passe en France ! On a un peu trop tendance en tant que créateur à vouloir déplacer les intrigues dans d’autres pays, et je suis la première à tomber dans ce travers, sans doute pour les rendre plus exotiques. Et Paris ou Toulouse fonctionnent très bien les gars, preuve en est. Je ne dis pas que quelquefois un peu de distance ne fait pas de mal, si Les Enfants du Siècle ne se déroulait pas au Japon ça n’aurait tout simplement pas de sens, mais pourquoi se priver de notre territoire lorsque c’est adéquat ?

Enfin, et là c’est tout à fait personnel, je me suis totalement reconnue dans le processus créatif des deux jeunes hommes et en particulier de Selkio. Je vous renvoie à la FAQ et en particulier la partie sur Jencyo Rêva où ils en parlent. L’association d’idées à la musique, de scènes en particulier n’est pas un processus que j’ai retrouvé chez beaucoup de personnes pour le moment et les gens de Spotify doivent certainement se demander pourquoi j’écoute une seule chanson en boucle pendant 30 minutes lorsque j’ai besoin de coucher une scène sur le papier. Cela doit sans doute m’aider à accrocher encore plus à cette saga où la musique est très présente et porte avec encore plus de convictions les scènes qu’elle dépeint.

Les personnages

Au fil des 5 épisodes de ce cycle 1, on suit donc la quête de Jencyo Rêva pour découvrir la vérité et repousser les Maras (qui veulent un peu détruire l’Humanité, un petit dimanche pépère quoi) et plus particulièrement ses interactions avec les autres personnages, cœur de la saga a mes yeux.

Ces personnages sont nombreux et sincèrement réalistes, ils peuplent le monde décrit et lui donne une profondeur tangible. Si je dois partir dans la philosophie, et les auteurs l’ont fait eux-même, Jencyo c’est toi, c’est moi, c’est tout le monde. Jencyo, c’est la peur de demain, de ce que l’on doit faire et va faire, et ça ne le rend que plus attachant (et agaçant, des fois, mais crois-moi on est tous agaçant un jour ou l’autre, surtout moi). C’est un peu à la manière de Full Metal Achemist, le passage à l’âge adulte version Survivor servi par des allégories et des métaphores et un soupçon d’aventure quand le héros n’est pas en pleine introspection. Car Jencyo est un héros qui pense beaucoup, et ça change un peu des pures têtes brûlées qui font avancer le scénario mais pas le lecteur.

Les épisodes m’ont quelquefois fait penser a Final Fantasy ou Full Metal Achemist justement, une inspiration dont Selkio et Ryku ne se cachent pas et qui reste agréable, comme un hommage fait à ces franchises qu’il serait difficile d’oublier lorsque l’on écrit des récits introspectifs et qui nous rapporte a la psyché humaine. Et l’utilisation de musique de ces séries, y compris Escaflowne. Il ne manque qu’Evangelion pour avoir des rappels à tous les animes qui ont eu des petits épisodes WTF de derrière les fagots. Je pense en particulier à des parallèles entre personnages tels que Brandford/Tucker dans FMA qui parait évident et les auteurs avouent eux-même que le Généralissime est modelé sur un autre personnage de FMA, je trouve personnellement que le héros a des petits accents de Tidus…

Mention spéciale a l’épisode 3 du chapitre 5 qui me file des frissons malgré les 25 degrés ambiants. Il y a des dizaines de mentions spéciales a faire pour être honnête, le personnage de Terra introduit juste comme il faut par exemple ! Elle joue un rôle très important dans l’histoire et j’en connais d’autres qui l’auraient introduit sans état d’âme juste au moment ou elle aurait ce rôle a jouer mais on la découvre très tôt en se doutant bien sûr qu’elle reviendra et sera importante, mais elle sait se faire oublier sans problème pour un retour (et quel retour).

En cette fin de cycle 1, conclu par un épilogue sous forme de roman graphique, il reste encore de multiples pistes un peu oubliées sur le bas-côté et des questions à perte de vue. Autant vous dire que j’attends la suite avec impatience (et que j’espère vous avoir donné envie).

Until next time. (Peut-être en mp3, qui sait)