Dans mes carnets

Le jour où je me suis trouvé le temps d’ecrire

i.e. Le jour où j’ai arrêté de me trouver des excuses.

  J’ai commencé très tôt à écrire, assez loin pour eux ne pas me souvenir exactement, mais comme beaucoup je me suis laissée submerger par la vie et j’ai complètement lâché cette activité pendant mes premières années à l’Université. C’est fou comme on peut oublier à quel point on aime quelque chose juste parce qu’on s’en détache assez. Le fait est que je n’ai renoué avec l’écriture que lors de mon départ au Japon il y a deux ans et demi.

  Je pars en visa vacances-travail et je n’ai absolument aucun visibilité sur le lendemain, hors de question de perdre mon temps et de devoir afficher un creux sur mon CV, je me décide donc à postuler chez DozoDomo. J’y joindrais l’utile à l’agréable : je vais y constituer un portfolio, renouer avec mon amour de jeunesse qu’est l’écriture et rejoindre une équipe. Banco, je finis même par remplir une rubrique que j’adore et dans laquelle je m’épanouis : le Gaijin Café. Oui mais voilà, mon vrai amour de jeunesse c’est la fiction. Je continue à me dire « Quand j’aurai le temps… » et fait tout le reste. Jusqu’au NaNoWriMo.

  Au détour d’un réseau social, une amie auteure parle du NaNoWriMo et vite je me décide à relever ce défi (sans trop y croire ni réfléchir) : écrire 50.000 mots en un mois. Moi qui n’ai pas écrit une ligne de fiction pendant des années, je me lance mi-figue mi-raisin dans l’aventure sans savoir si j’en suis réellement capable. Grâce entre autres à la communauté et à une formidable capacité à ignorer mon évier se remplir de vaisselle sale lorsque j’allai me coucher beaucoup trop tard, j’aligne mes 50.000 mots. Et j’ai aimé ça (on parlera de mon masochisme plus tard, merci).

Je n'accepterai aucun commentaire sur le pic du dernier jour.
Capture d’écran de l’outil de suivi@NaNoWriMo. Je n’accepterai aucun commentaire sur le pic du dernier jour.

  Révélation : j’arrête les excuses et je me trouve du temps. Pas de secret, je n’aurai jamais de temps perdu à y consacrer, et c’est encore plus vrai depuis mon expatriation. Je n’ai pas lâché la corde depuis, je participe même à un concours de nouvelles en ligne. C’est une gymnastique un peu drastique qu’il faut se forcer à pratiquer : écrire, écrire et écrire. Elle a l’avantage d’être simple.

  Se lancer des défis en groupe est encore ce que j’ai trouvé de plus efficace pour me replonger dans l’écriture et je ne vais sûrement pas m’arrêter là. Tout ça pour vous dire les gars que c’est pas en enfilant des perles qu’on peut se dire « J’ai écrit tout ça ce mois-ci ?! », il faut se faire violence et renier la mère Procrastination. Et Chloé, tu ne le sais sans doute pas mais ça a été un sacré déclic pour moi, merci.

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