Dans mes carnets

Top 5 des endroits absurdes où l’inspiration frappe

Écrire c’est un boulot en soit certes mais l’inspiration elle, elle frappe quand elle en a envie et pas toujours aux meilleurs moments soyons honnêtes. Le cerveau mouline selon son propre rythme, motivé par un apport en sucre, en caféine ou encore lorsqu’il ressasse votre journée passée. L’imagination n’a pas de rythme propre sinon qu’elle trouvera du matériel ça et là, dans des endroits bien différents selon chaque personne. Mélangez bien les deux et vous obtenez un joyeux bazar qui vous perturbe dans les moments les moins opportuns…

 

5 – À vélo

Il n’y a pas que mon cerveau qui mouline, pour mes déplacements quotidiens mes jambes moulinent de 40 minutes à 1 heure 30 par jour. Il paraît qu’il ne faut pas le dire mais j’écoute aussi de la musique en pédalant sur la piste cyclable, résultat : mon esprit vagabonde un peu là où ça lui chante et souvent -tous les jours en fait- il rédige mentalement un article, la suite d’une nouvelle ou un texte quelconque. Des textes souvent perdus car je suis dans l’impossibilité totale de mettre des annotations quelque part (oui, parce qu’en plus je suis relativement souvent un peu juste en temps donc je vais pas m’arrêter pour faire plaisir à la mère Imagination). Avec un peu de chance, c’est une idée qu me travaille jusqu’à ma destination ou m’obsède tant que je ne l’ai pas couché quelque part…

 

4 – En cours de cérémonie du thé

Beaucoup comparent la cérémonie du thé à une forme de méditation, et il y a du vrai. Rester assis sur vos genoux pendant une trentaine de minutes invite forcément votre esprit à partir un peu ailleurs pour oublier la douleur de votre cartilage écartelé autour de votre rotule, surtout en étant conscient qu’à chaque cours vous avez certes moins mal mais que cela veut dire que vos genoux rentrent de plus en plus vers l’intérieur. Oh, joie. Bref, je choisis souvent ce moment d’attente de mon thé pendant qu’un de mes collègues travaille pour revoir dans ma tête un futur article ou la liste de mes textes en cours. Autant les autres élèves ne se gênent pas pour sortir leur téléphone et browser les internet durant le cours, autant j’ai beaucoup de scrupule à vouloir prendre des notes devant ma professeur assise gentiment en seiza et en kimono pendant 3 heures sans broncher ni bouger. Je laisse donc divaguer mon esprit en espérant que dès que je serai sorti de la salle de cérémonie je pourrai taper quelques notes à la va-vite sur mon téléphone.

Et en plus, je prends des photos. Un très beau mizusashi en verre que notre professeur nous prête pour l’été, le verre est considéré comme plus « frais ».

 

3 – En cours

Que le premier qui écrit et qui n’a jamais eu ce problème me lance la première pierre. Il y a forcément un cours si soporifique que vous n’êtes plus vraiment dans votre tête ou au contraire tellement intéressant qu’il allume une étincelle quelque part, des idées qu’il vous faut absolument noter quelque part tout de suite. L’avantage c’est que dans mes classes au moins, tous les élèves sont rivés à leurs portables et ça ne semble déranger personne. Je sors donc sans honte mon carnet de notes pour y écrire les idées ou scènes qui me traverse l’esprit lorsque l’on aborde la religion ou des théories sur la société. Reste que je ferai mieux d’être concentrée.

J’espère que personne ne va lire les légendes et ainsi penser que j’étudie à l’université de Tokyo.

 

2 – Juste avant de m’endormir

Je n’ai pas fait de sondage autour de moi mais je pense que toutes les personnes dont l’imaginaire a la côte ont le même souci : le moment de s’endormir, c’est celui de réfléchir et donc de créer. C’est le moment de la journée où personne ne va interrompre mes pensées et où la nécessité de remplir le frigo ou de vider l’évier s’efface pour laisser place libre à tout le reste. Je pense, ressasse, peaufine mes textes mentalement pendant de longues minutes avant de trouver le sommeil et quelquefois je m’écarte moi-même du chemin pour provoquer des insomnies toute seule comme une grande. Il m’est arrivé de me sortir du lit à 3 heures du matin pour expirer sur la papier une histoire obsédante ou une idée que je trouve fantastique de peur de la perdre (je fais moins la maligne quand je relis le matin, j’avoue). Je sais que je perds une grande partie de ce matériel car il m’arrive de m’en souvenir plusieurs jours après, ou de me souvenir du début du fil de ma pensée sans savoir où il m’a mené. C’est le jeu et je choisis souvent de me laisser aller au sommeil plutôt que d’écouter mon cerveau en ébullition.

 

1 – Quand quelqu’un est en train de me parler

J’avoue. Je fais amende honorable (ou pas). Des fois, je n’écoute pas vraiment ce qu’on me dit. Ou plutôt j’essaye mais la mère Imagination me tire de l’autre côté. Écartelée, il faut faire le tri entre ce que je suis en train d’entendre et ce qui est en train de se passer dans ma tête. J’arrive souvent à faire les deux, il m’arrive aussi de dire honnêtement « Désolée, je ne t’écoutais pas » (ça passe très mal auprès des Japonais, si vous vous demandiez) ou bien je ne fais même pas semblant et laisse les autres faire la conversation dans un groupe. J’ai lu un article sur une personne avec un acouphène permanent qui se concentrait dessus lorsque des personnes barbantes lui parlait, je suppose que quelque part c’est comparable. L’esprit, le toujours imprenable fort où se retrancher.

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3 commentaires sur “Top 5 des endroits absurdes où l’inspiration frappe

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