Dans mes carnets

Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise littérature…

Ou situations. Je vous laisse le choix, mais aujourd’hui je vous avoue que plutôt qu’Égypte Ancienne nous allons parler littérature, scandale, honte et introduction qui n’ont aucun sens.

 

J’aime lire, comme beaucoup de gens qui aiment écrire me direz-vous mais il me semblait important de le notifier avant de continuer. Alors sans transition : pourquoi vouloir absolument placer certaines littératures au dessus des autres ? Il y a toujours eu des moutons noirs dans les style de littérature, au point de dire que certains genres n’en sont même pas. Je pense en particulier à la Fanfiction de nos jours mais il y a quelques années de ça, la Fantasy par exemple avait une image que je pourrai qualifier de « fond du fond ». Des genres d’écritures considérés par certains comme moins bon, mauvais par essence et dont on se passerait bien.

 

Il existe des genres littéraires que je n’aime pas, ou apprécie moins mais ça ne me viendrait jamais à l’idée de les considérer comme inférieurs. Pourquoi la littérature jeunesse serait uniquement dédiée aux enfants et « bêtes », pourquoi les romances homosexuelles seraient moins intéressantes que des romances classiques ? Et cætera, et cætera. J’avoue que plus jeune, j’ai eu ce travers qui est celui de juger un genre à toute sa clique et de dire très vite « je n’aime pas ce genre » mais avec le temps j’ai compris ce qui me dérangeait : la qualité de l’écriture.

 

Exemple très concret. J’ai découvert le genre littéraire de romance dire « érotique » (notez les guillemets) à destination des femmes de 30 ans et plus avec Fifty Shades of Grey. Je trouve ce roman mauvais à bien des égards, et dangereux, et j’ai bien vite fait de mettre tous les romans du genre dans le même panier. Il est correct grammaticalement parlant mais l’écriture -en français et en anglais d’ailleurs- m’est insupportable. C’est plat, répétitif et je ne me suis jamais trouvée emportée par l’histoire qui est sincèrement prévisible. En l’occurrence : Mea culpa. Depuis, j’ai ouvert d’autres livres du genre pour constater qu’il suffisait qu’ils soient bien écrits pour ne pas me donner envie de les brûler.

 

La différence est bien là, si un récit est bien écrit et m’emporte, il est bon à mes yeux ! Que cela soit un roman que la critique a démonté car pas assez profond, une histoire jeunesse à destination des enfants, un récit onirique qui vous pousse à réfléchir ou une fanfiction qui explore les limites d’un roman ou d’une série télévisé. Si c’est bon, je lis. Qu’importe le genre et qu’importe son image auprès du grand public.

 

Car il faudrait avoir honte de lire certains genres si on écoutait certaines personnes. Ainsi, il vaudrait mieux lire du Zola que du Rowling, des essais que des romances ou des romans (sans images les gars) que des bandes dessinées. En société, du moins.

 

Alors désolée, mais personnellement je ne me limite à rien du tout et je ne considère pas qu’il y a des genres supérieurs aux autres. De temps en temps, je me fais un bon pavé philosophique pour le plaisir de réfléchir et de temps en temps je me fais une petite romance à l’ère des pirates pour le plaisir de ne pas trop penser. Quand je suis fatiguée, je lis un manga dans le métro et quand j’ai le temps, j’enchaîne 4 heures de Murakami Ryu. Sans discrimination, juste pour le plaisir de lire. Et puis c’est tout.
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