La Librairie Yōkai

La Librairie Yōkai – Épisode 1 : Le Gashadokuro

L’invité surnaturel du mois dans la Librairie Yōkai n’est pas des moindres puisque c’est un ponte, une star, une référence s’il en est et surtout l’image que nous avons humblement choisi pour illustrer notre podcast : le Gashadokuro.

Le yōkai du jour

Si l’invité de notre session pilote savait se rappeler aux vivants de temps en temps, ce mois-ci c’est un yōkai plus discret qui va être sous le feu des projecteurs… Enfin, discret, c’est une façon de parler puisque ce géant constitué de squelettes atteint en moyenne une quinzaine de mètres de hauteur.

Pour le coup, les témoignages modernes de ces apparitions sont presque inexistants… Pas de discussion yahoo demandant comment lui échapper sur le net. Le Gashadokuro est une créature mythique et vous ne risquez pas de la croiser au coin d’une rue… Tenter plutôt un charnier de guerre si vous voulez notre avis.

Des origines encore une fois discutables

Les illustrations représentant le Gashadokuro sont légions et remontent facilement à l’ère Edo, facile de se laisser aller à penser que les origines du mal sont elles aussi apparues au Moyen-Âge japonais. Sa représentation la plus connue et répandue est une estampe de Kuniyoshi Utagawa, une gravure sur boisimprimée impressionnante représentant une légende traditionnelle : la princesse Takiyasha en train d’invoquer une armée de yōkai pour se défendre contre des ennemis attaquant le palais. Dans ce triptyque, l’armée est représentée sous la forme d’un squelette géant… Qui n’était alors pas un Gashadokuro.


Takiyasha the Witch and the Skeleton Spectre, Kuniyoshi Utagawa, illustration dans le Domaine Public

Si en lisant la description du Gashadokuro, on ne peut que penser que l’illustration représente ce yōkai et bien difficile de confirmer, puisque le Gashadokuro a eu droit à sa première définition dans les années 1970 dans le Dictionnaire des Yōkais (妖怪辞書). Tout comme notre chère Kuchisake Onna, les origines du Gashadokuro semblent donc bien plus compliquées qu’elles ne pourraient sembler de prime abord.

Un yōkai photogénique

Manga, estampe, film… Les apparitions du Gashadokuro sont multiples mais son domaine de prédilection reste le jeu vidéo ! Même si il n’est pas toujours appelé par son nom, on peut le retrouver dans Nioh (boss qui a rendu fou bien des joueurs), Dark Souls 3, Pathfinder, Shin Megami Tensei, Yugioh, ou encore Chrono Trigger : excellent exemple qu’on a d’ailleurs oublié dans le podcast. Un très bon élément à inclure dans votre jeu il semblerait, mais les films d’animation ne sont pas en reste. Dans le film Pompoko réalisé par Isao Takahata au sein des studios Ghibli, on peut apercevoir une parade des yōkais et parmi eux… Le Gashadokuro.

Durant cet épisode, nous évoquons Yokai Watch, jeu qu’il paraît difficile d’éviter lorsque vous parlez de Yokai… Yokai Watch ça a été un jeu vidéo que certains ont annoncés comme le successeur de Pokemon : vous y incarnez un jeune garçon qui collectionne les yōkai dans un monde où ils sont au mieux amicaux et au pire… Facétieux. Un espèce d’univers alternatif un peu plus sympa. Une licence qui a explosé ces dernières années et qui continue au travers des jeux, d’une série animé, de manga et de divers produits dérivés.

Côté moderne, il est là, on ne peut pas le rater mais les temps anciens ne sont pas en reste. Si Kuniyoshi a représenté un squelette géant, ce thème se retrouve dans d’autres œuvres de l’époque comme par exemple dans cette autre estampe de Katsushika Hokusai (autre grand maître de l’Ukiyo-e) entreposée au Musée Guimet. Sans pour autant porter le nom de Gashadokuro, vous trouverez durant vos errances dans les oeuvres de l’époque Edo des illustrations sous le nom de Odokuro ou dokuro représentant des squelettes qui vous évoqueront instantanément votre nouvel ami.


The Ghost Kohada Koheiji , Katsushika Hokusai, œuvre dans le Domaine Public

Odokuro, un court métrage de Aurelio Voltaire

Enfin, nous ne pouvions pas vous laisser sans vous partager ce court-métrage évoqué durant le podcast. Une petite interprétation à la fois effrayante et mignonne de la légende japonaise, bon visionnage et au mois prochain pour une nouvelle visite de la Librairie Yōkai !

Les trouvailles de nos visiteurs

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