Dans mes écouteurs

Procrastination : un podcast d’intérêt général

En cette journée mondiale de la Procrastination, je vous parle d’un podcast qui s’appelle Procrastination. À croire que je fais exprès, dites donc. Outre des considérations de timing, il était surtout temps que je vous parle de ce podcast que j’écoute depuis ses débuts et qui, souvent, m’a fait me poser les bonnes questions en ce qui concerne l’écriture.

Procrastination, c’est quoi ?

Procrastination, c’est un concept à la fois très simple et très compliqué. Ça parle de tout sauf de procrastination : on y parle surtout d’écriture, du métier d’auteur et de méthodes (ou non-méthodes d’ailleurs) de création. Comme le dit très bien l’accroche de programme : « Parce que vous avez autre chose à faire, et qu’on n’a pas la science infuse« . Celui-ci s’efforce d’explorer toutes les facettes du métier d’écrivain et de manière plus générale de la création littéraire, même si quelquefois le contenu s’attache à parler un peu d’autres formes de créations culturelles.

D’où viennent les idées ? Comment décrire ? Comment raconter ? Comment publier ? Autant de questions qui constituent les sujets de ce podcast et qui répondront aux interrogations que vous vous posez ou au moins vous aiguilleront dans la bonne direction si vous cherchez des réponses. Présenté par Lionel Davoust, le podcast s’articule entre ses interventions ainsi que celles de Mélanie Fazi et Laurent Genefort, tous trois écrivains de métiers.

Et la présence de ces trois intervenants constituent à mon avis la pierre d’angle du programme car ceux-ci ont souvent voire tout le temps des avis divergents sur le sujet autour duquel s’articule l’épisode en cours. Chacun d’eux soulève en effet un seul problème et s’efforce d’en faire le tour en 15 minutes environ sans s’éparpiller et en allant à l’essentiel. Des points de vue professionnels donc, qui peuvent éclairer les néophytes mais quelquefois un peu trop professionnels à mon goût : j’ai souvent à l’écoute du programme l’impression de ne pas faire partie du public visé par les interventions car je ne suis pas auteure pro.

15 minutes par sujet, pas plus

Procrastination en est actuellement à sa troisième saison, et avec 20 épisodes par saison vous avez déjà de nombreux sujets sur lesquels vous pouvez aller vous renseigner : auteur rôdé ou néophyte, publié ou non, poète ou auteur d’imaginaire. Et c’est là l’autre force du podcast, si on met de côté les quelques épisodes précisément liés à l’édition ou au monde de la publication, la richesse des sujets en fait un objet qui peut intéresser beaucoup d’auditeurs. On s’oriente évidemment essentiellement sur la vie des auteurs de fiction (surtout car les trois auteurs animateurs font partie majoritairement de cette catégorie) mais la plupart des conseils, idées, débats peuvent s’appliquer à bien d’autres sujets.

Si je dois soulever un point négatif concernant l’écoute de Procrastination c’est le format rigide en termes de temps qui quelquefois sonne un peu « oups, il est l’heure ». Il m’est arrivé d’être prise dans le débat pour entendre aussitôt les salutations d’au revoir de l’équipe et me sentir un peu sur ma faim concernant le sujet du jour. Peut-être un problème de montage ou tout simplement d’horloge qui tourne et puis soudain par manque de temps, on clos le sujet mais c’est une réflexion que plus d’un épisode m’a fait me faire. Point positif : je me rue sur les internets pour aller faire mes propres recherches quand l’épisode est terminé.

Le point de vue un peu « restreint » peut aussi en rebuter quelques uns : si Lionel, Mélanie et Laurent ne sont pas toujours entièrement d’accord entre eux sur le sujet qu’ils traient ensemble, le fait que depuis le début de l’émission les trois mêmes personnes débattent finit par mettre des barrières aux réflexions que vous allez entendre : ils se connaissent bien, évoluent dans les mêmes milieux et au bout de trois saisons, et bien vous aussi vous les connaissez finalement et nombre de leur réflexions vous paraîtront attendues. Quid des auteurs en ligne ? Des auto-édités ? De ceux qui ne veulent pas vivre de leur plume ? Si vous ne mettez pas en tête que vous voulez devenir un écrivain professionnel vivant de ses livres, le ton peut être un peu dérangeant.

Procrastiner oui, mais réfléchir

Ce que j’aime vraiment lors de mes écoutes de Procrastination, c’est que les thématiques abordées et les débats d’idées des émissions me poussent moi-même à la réflexion, que cela soit en me sortant de mes sentiers habituels ou simplement en m’offrant un point de vue différent sur des questions que je m’étais déjà posée et il est rare que je sorte d’un épisode déçue ou totalement en désaccord avec ce que j’y ai entendu.

Procrastination constitue une très bonne base de réflexion et de recherches notamment lorsque l’on veut se poser des questions de fond sur l’écriture et son processus : comment, par quels moyens, avec quel outil puis-je arriver à ce que je veux créer. Je recommande, bien sûr, à quiconque écrit et veut comprendre un peu mieux ce qui se passe en fond, mais aussi à qui se pose des questions plus terre à terre sur la publication et la vie d’auteur.

Pour écouter les podcasts, vous avez l’embarras du choix : la page Soundcloud évidemment, mais aussi YouTube seulement jusqu’à l’épisode 9 de la saison 2 et iTunes si vous êtes plutôt pomme. Vous connaissiez, vous aimez, vous détestez ? Dites-moi tout juste en dessous.

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2 commentaires sur “Procrastination : un podcast d’intérêt général

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