Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise littérature…

Ou situations. Je vous laisse le choix, mais aujourd’hui je vous avoue que plutôt qu’Égypte Ancienne nous allons parler littérature, scandale, honte et introduction qui n’ont aucun sens.

 

J’aime lire, comme beaucoup de gens qui aiment écrire me direz-vous mais il me semblait important de le notifier avant de continuer. Alors sans transition : pourquoi vouloir absolument placer certaines littératures au dessus des autres ? Il y a toujours eu des moutons noirs dans les style de littérature, au point de dire que certains genres n’en sont même pas. Je pense en particulier à la Fanfiction de nos jours mais il y a quelques années de ça, la Fantasy par exemple avait une image que je pourrai qualifier de « fond du fond ». Des genres d’écritures considérés par certains comme moins bon, mauvais par essence et dont on se passerait bien.

 

Il existe des genres littéraires que je n’aime pas, ou apprécie moins mais ça ne me viendrait jamais à l’idée de les considérer comme inférieurs. Pourquoi la littérature jeunesse serait uniquement dédiée aux enfants et « bêtes », pourquoi les romances homosexuelles seraient moins intéressantes que des romances classiques ? Et cætera, et cætera. J’avoue que plus jeune, j’ai eu ce travers qui est celui de juger un genre à toute sa clique et de dire très vite « je n’aime pas ce genre » mais avec le temps j’ai compris ce qui me dérangeait : la qualité de l’écriture.

 

Exemple très concret. J’ai découvert le genre littéraire de romance dire « érotique » (notez les guillemets) à destination des femmes de 30 ans et plus avec Fifty Shades of Grey. Je trouve ce roman mauvais à bien des égards, et dangereux, et j’ai bien vite fait de mettre tous les romans du genre dans le même panier. Il est correct grammaticalement parlant mais l’écriture -en français et en anglais d’ailleurs- m’est insupportable. C’est plat, répétitif et je ne me suis jamais trouvée emportée par l’histoire qui est sincèrement prévisible. En l’occurrence : Mea culpa. Depuis, j’ai ouvert d’autres livres du genre pour constater qu’il suffisait qu’ils soient bien écrits pour ne pas me donner envie de les brûler.

 

La différence est bien là, si un récit est bien écrit et m’emporte, il est bon à mes yeux ! Que cela soit un roman que la critique a démonté car pas assez profond, une histoire jeunesse à destination des enfants, un récit onirique qui vous pousse à réfléchir ou une fanfiction qui explore les limites d’un roman ou d’une série télévisé. Si c’est bon, je lis. Qu’importe le genre et qu’importe son image auprès du grand public.

 

Car il faudrait avoir honte de lire certains genres si on écoutait certaines personnes. Ainsi, il vaudrait mieux lire du Zola que du Rowling, des essais que des romances ou des romans (sans images les gars) que des bandes dessinées. En société, du moins.

 

Alors désolée, mais personnellement je ne me limite à rien du tout et je ne considère pas qu’il y a des genres supérieurs aux autres. De temps en temps, je me fais un bon pavé philosophique pour le plaisir de réfléchir et de temps en temps je me fais une petite romance à l’ère des pirates pour le plaisir de ne pas trop penser. Quand je suis fatiguée, je lis un manga dans le métro et quand j’ai le temps, j’enchaîne 4 heures de Murakami Ryu. Sans discrimination, juste pour le plaisir de lire. Et puis c’est tout.
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Les Enfants du Siècle – Épisode 7 : Interlude

Vous la connaissez la blague où après une longue période de disette rédactionnelle, vous revenez et soufflez sur la poussière digitale de votre site ? Et bien avec le recul, je la trouve vraiment pas terrible, et en plus je l’ai bien trop faite pendant mon adolescence, alors ce soir je vous l’épargne (de rien). J’ai bien sûr trois articles de retard sur Les Enfants du Siècle. En sachant que mon rythme de publication sur WattPad est déjà bien loin de pouvoir être qualifié de « rythme », tout est dit.

 

Après l’expérience traumatisante de Charlotte et lors d’un laps de temps conséquent entre deux chapitres, j’ai voulu introduire un nouveau format pour explorer des pistes que je ne pouvais pas aborder dans mon écriture habituelle. J’ai donc introduit les Interludes qui seront rédigés à la première personne et se concentreront sur le paysage intérieur des personnages. L’humain, ses relations et ses sentiments, est l’élément central dans Les Enfants du Siècle -comme dans tous mes écrits pour être honnête, mais peut-être même encore plus- et le point de vue extérieur me bridait quelquefois dans mon écriture. Cela va me permettre aussi de « meubler » entre deux chapitres et alléger ce qui risque de devenir très lourd avec le temps. (the feels)

Dans ce premier interlude, on part un peu plus à la connaissance de Jefferson et de son caractère ambivalent. Quand j’ai eu l’idée des Interludes c’est à Charlotte que j’ai tout de suite pensé, mais comme je sortais à peine d’un chapitre avec elle je n’étais pas convaincue par un tel enchaînement. Je suis donc reparti vers le premier sujet et membre de la fine équipe : Jefferson. J’ai construit ce personnage en le détestant, il représentait beaucoup de choses et de traits de caractère que je n’aime pas chez les gens mais plus j’ai avancé dans l’histoire plus j’ai découvert qu’il était bien plus compliqué qu’il ne le laissait croire. Il devient une béquille essentielle, autant à l’histoire que pour équilibrer certains personnages -Charlotte pour ne pas la citer, mais aussi d’autres qui ne sont pas encore là. Dans ce texte, on en apprend un peu plus sur ses origines, qui il est et pourquoi il est là.

Le prochain chapitre -déjà publié- repart dans le coeur du sujet, until next time’

 

 

Les Enfants du Siècle – Épisode 6 : Charlotte

Kawaguchiko

Pour ce chapitre 6, nous retournons dans la ville fantôme de Kawaguchiko et plus particulièrement sur le bord du lac Saiko. On découvre surtout l’intérieur du fameux complexe où nos héros vont se rendre de plus en plus souvent. Je me limite dans les descriptions car je me place du point de vue de Jefferson et Charlotte qui en savent finalement peu, et j’espère bien pouvoir me pencher plus en détails sur ce qui peut bien se cacher dans cet immeuble gris. Pour plus de détails sur l’environnement extérieur, je vous invite à relire l’article sur l’épisode 4 qui se déroulait au même endroit.

Scenario

J’avance, j’avance. Je me suis vraiment éclatée à écrire ce chapitre et il fait sans doute partie de mes préférés qui sont publiés à l’heure actuelle. C’est compliqué de ne pas lâcher toutes les informations d’un coup et de distiller petit à petit pour pouvoir insérer l’histoire dans un ordre naturel. Un très bon exercice de temporalité pour moi en tout cas, quand vraiment je n’en peux plus, j’écris des chapitres qui se passent plusieurs mois après !

Et donc, on en apprend plus sur la technologie avec lesquelles nos héros vont interagir. Je n’ai pas été chercher bien loin pour l’inspiration puisque dans mon emploi actuel et précédent, j’ai été au contact de la réalité virtuelle. Je l’ai expérimenté, j’ai vu des gens l’expérimenter, le vivre bien ou mal d’ailleurs. Je ne sais pas encore si je vais beaucoup développer le côté réalité virtuelle mais c’était amusant de jouer un peu avec.

Comme me dit une lectrice (Bran de nipp-hon), les personnages commencent à prendre de l’épaisseur et je peux enfin les développer sans virer de l’artificiel. Bref, après pas mal d’introduction ça bouge et j’ai hâte.

Bande son

Je suis obsédée par cette musique depuis quelques semaines déjà, pour être honnête je n’ai pas du tout écrit ce chapitre en l’écoutant mais quand est venu le temps de devoir l’associer à un son Halsey s’est totalement imposée. Gasoline c’est un peu le paysage intérieur de Charlotte. Tout le temps (la pauvre).

 

Voilà pour cette fois, on se retrouve bientôt avec Yuuto le fifou.

Les Enfants du Siècle – Épisode 5 : Jefferson

 

Maintenant que j’ai raté le NaNoWriMo comme il se doit, je peux reprendre le cours habituel de ma vie. Enfants du Siècle – Épisode 5, c’est parti.

Takeshita-dori

C’est compliqué de présenter simplement Takeshita, à la fois parce qu’elle matérialise un pan entier de la culture japonaise mais aussi parce qu’en tant que monument elle est connue comme il faut. Situé juste à la sortie JR de la station Harajuku, Takeshita-dori est une longue rue bordée de magasins de vêtements et de petits stands de nourriture. Temple du kawai, du mauvais goût ou juste de l’extravagance, à vous de juger où vous la placez mais sa popularité la rend tout simplement invivable les jours fériés ou les week-ends. Perdus entre les japonais qui viennent y chercher le dernier sac à dos ou croissant fourré à la glace du moment, et les touristes, bon courage pour avancer si vous êtes en retard.

J’habite non loin de Takeshita et il m’est arrivé d’y passer tard le soir pour rentrer et de découvrir cette ambiance presque glauque aux antipodes de l’animation que l’on y trouve en journée. C’était un peu le théâtre parfait pour cette scène de discussion un peu TMI sur les bords. Je pense que c’est assez développé dans le texte mais loin des paillettes et des cris suraigus des vendeuses la journée, la nuit on bascule dans les détritus au sol, les gens pressés qui veulent attraper leur métro et moi qui me ballade tranquille avec mon casque sur les oreilles. Ça a beau être un paysage peu ragoutant, la rue garde une espèce d’ambiance de fin du monde que j’aime beaucoup (j’anime aussi les soirées si ça vous dit).

Scenario

Ça n’avance pas. Encore. Enfin, ça dépend du point de vue. Jeff’ et Charlotte se dessinent un peu plus clairement grâce à quelques informations sur leur passé, ce qui permet de placer un peu mieux leur caractère. Charlotte m’exaspère toujours autant mais j’ai bien l’impression que je vais me la coltiner durant encore pas mal d’épisodes.

La bande-son de l’épisode est d’ailleurs plus dans la retenue, dans le monde intérieur des deux personnages plus que dans leur façade. Je découvre tout juste Panic! At The Disco et je pense qu’ils vont devenir un groupe très présent dans la bande-son de cet écrit, j’ai déjà mis de côté pas mal de morceaux pour la suite…

 

La bonne nouvelle, c’est que même si je n’ai pas atteint les 50.000 signes durant le NaNoWriMo j’ai tout de même pris de l’avance ! Faut pas déconner.

 

 

 

 

Les Enfants du Siècle – Épisode 4 : Yuuto

  Comme prévu, j’ai mis beaucoup de temps à écrire ce chapitre 4 et il ne doit son salut qu’à un hasard assez impromptu : des embouteillages sur le chemin du retour de la ville que je venais tout juste de choisir comme scène de fond.

Kawaguchiko

  Kawaguchiko est une de ces villes de campagne japonaise au relief et à l’architecture très étrange pour nous Français : aucune maison ne va avec sa voisine, de grandes nationales sans trottoir et un centre-ville ennuyeux au possible. Elle vit du tourisme et des sources chaudes, car voisine immédiate du Mont Fuji et offre par beau temps une vue magnifique sur la montagne sacrée, un volcan tout noir hors saison. Selon les saisons, les fruits y sont aussi légions et j’ai pu mettre la main sur des kaki moitié moins cher qu’à Tokyo… Quoiqu’il en soit et même si je comprends qu’elle ne plaise pas aux touristes, j’ai passé un très bon week-end là-bas et compte bien y retourner.

  Si je l’ai choisi elle, c’est qu’il me fallait une ville pas trop éloignée de la capitale (2 heures de bus, 3h30 au retour, tout est relatif) capable d’accueillir un grand centre de recherche avec un peu de verdure autour. L’ambiance un peu morne de la ville était également parfaite, voisine immédiate d’Aokigahara -la désormais célèbre forêt des suicides- et tristement vide en dehors de ses touristes empruntant les navettes pour filer à leur hôtel.

  Le centre de recherche se trouve en bordure du lac Sai (西湖), juste à gauche du lac Kawaguchi, en plein milieu de la forêt et non loin de la Bat Cave (et ouais, c’est comme ça). Des bureaux, on a vue sur ce lac et ses pêcheurs en quête du poisson local mais qui vient en fait d’Akita et qui a été introduit quelques dizaines d’années plus tôt (le musée était gratuit). Pas vraiment difficile d’accès mais surtout éloignée de la gare, les bus de villes s’y arrêtent mais le centre a évidemment son propre système de navettes.

 Scenario

  On avance ! Enfin, et c’est bien pour ça que le chapitre fait quasiment le double du format habituel. Deux jours après leurs rencontres, les fougueux Charlotte et Jef’ se sont finalement trouvé des atomes crochus. Un peu cynique tous les deux, je pense qu’ils auront une relation en dent de scie, surtout à cause de Charlotte d’ailleurs, mais j’ai aussi hâte de faire rentrer les autres personnages dans la danse.

  On en découvre à peine plus sur le fameux projet Enfants du Siècle qui finalement n’en est qu’à ses balbutiements. Je pense explorer beaucoup plus en profondeur cette thématique mais je ne suis toujours pas décidée sur le prochain chapitre, blabla scientifique ou introspection de l’angoisse ? Hum. Wait&See.

Les Enfants du Siècle – Épisode 3 : Jefferson

Pas d’articles en depuis quelques temps. J’ai commencé un nouvel emploi il y a deux semaines. Ça se voit, non ?

J’ai publié la semaine dernière l’épisode 3 des Enfants du Siècle, je vous mets tout de suite dans l’ambiance et on s’y met :

Côté Intrigue

Ce chapitre n’était pas un de mes préférés, il me fallait présenter Jefferson et Charlotte pour faire avancer l’intrigue mais je me suis surtout amusée à les monter l’un contre l’autre un peu gratuitement, j’avoue. L’important était d’appuyer sur la nervosité de Charlotte, le caractère totalement ambivalent de Jeff’ et le rôle un peu maternel que Lisa est obligée d’endosser. Hormis cela, on en découvre peu et ça avance tout doucement. Mise en place de l’ambiance, et surtout des relations entre les personnages.

En vrai « petit con » (dénomination officielle), Jefferson confronte tout de suite Charlotte sur ce qu’elle ne connaît ou comprend pas encore de l’univers dans lequel elle évolue. Une petite attaque gratuite lorsqu’elle n’enlève pas ses chaussures dans le genkan et c’est déjà la guerre entre eux deux.

Sendagaya

Charlotte et Jefferson habitent Sendagaya, quartier plutôt huppé de la capitale. Pile entre trois grands parcs, à quelques encablures des très touristiques Harajuku ou Shinjuku, l’environnement des habitations de ce quartier est très calme et reposant et on y côtoie beaucoup de bureaux dans le domaine de la mode et tutti quanti. L’ambiance et les magasins vous font vite ressentir qu’on est loin des quartiers populaires, un petit air de Breakfats at Tiffany’s dans les grandes avenues en plus.

Je viens d’emménager dans ce quartier et je découvre donc en même temps que les personnages les rues de Sendagaya. Pour leur part, ils vivent en plein milieu des maisons (qui semblent hors de prix) non loin de la gare Kita-sando (pas moi). La journée, les mamans en vélos passent entre les bâtiments et la nuit c’est plutôt les salary-man qui rentrent chez eux, la sacoche sur l’épaule dans des rues presque totalement désertées par les voiture. À pourtant quelques mètres d’une avenue très fréquentée, les ballades dans ces petites allées sont très agréables.

Dans le prochain épisode déjà (seulement) en cours d’écriture, on s’intéresse à Yuuto ! Qui ça ? Faut être un peu attentif les gars.

Les Enfants du siècle – Épisode 2 : Lisa

« Lisa » est la suite directe de « Charlotte », on reprend l’histoire avec Lisa qui rentre chez elle juste après sa rencontre avec la jeune Charlotte.

Lisa habite dans le quartier de Setagaya, non loin de la station Gotokuji qui est un de mes coins préférés de Tokyo. On risque de beaucoup s’appesantir sur mes quartiers « préférés » de Tokyo alors je vais arrêter tout de suite de le dire, et donc un peu plus loin que Shibuya dans le sud-ouest de la capitale se trouve la station Gotokuji qui fait partie des coins résidentiels de Tokyo. On y voit beaucoup de petites maisonnettes qui doivent coûter une petite fortune, de famille avec enfants et un calme absolument reposant y règne. Tout le contraire de Shibuya et son passage piéton tentaculaire, je vais à Gotokuji quand je veux fuir la foule et oublier la folie piétonnière du quartier de Shibuya.

Gotokuji est également synonyme pour les connaisseurs d’un temple dédié aux manekineko, ces petits chat porte-bonheurs mondialement connus ! Ce n’est pas le seul mais un des plus en vogue et les plus présents sur le web, il est impressionnant de par la pléthore de petits chats blancs disposés les uns à côtés des autres dans l’enceinte du temple. Il est possible d’en acheter et de grossir l’armée des petits chats blancs si le cœur vous en dit ou de vous le ramener chez vous et vous apporter prospérité ou clientèle.

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Lisa rentre chez elle sous la pluie battante, qui précède quelquefois les typhons durant la saison des pluies. L’humidité, le vent, les trombes d’eau… C’est une saison peu aimable et on a souvent hâte que le typhon passe et laisse derrière lui peut-être un peu vent mais surtout beaucoup de soleil.

La musique d’ambiance de la semaine n’est pas du tout japonaise, je vous recommande d’écouter I Hate To See Your Heart Break dans sa version avec Joy Williams chantée par Paramore. Atmosphère calme et reposante malgré la pluie qui tambourine, Lisa rentre chez elle et va retrouver le calme relatif de sa maison mais surtout sa paix intérieure.

Dans le prochain épisode, on s’intéressera à Jefferson qui va je pense vite devenir un de mes petits chouchous dans cette histoire. Stay tuned.

Sur le sujet les Enfants du siècle, j’ai eu une belle surprise cette semaine de la part de Chaocube qui a dessiné sa version de Charlotte. Outre le fait que le dessin est adorable et très bien réalisé, il est très très proche de l’image que je me fais du personnage et ça m’a fait plus que plaisir de le découvrir au détour de twitter, merci チャオちゃん!

@TsukubAmandine. Du coup j’en ai profité pour faire une petite Charlotte vite fait :p pic.twitter.com/y8OB7kQBN5

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— Cha³ (@Chaocube) 29 août 2016

 

Les Enfants du siècle, idée à la con nº3498 : quoi, pourquoi et à qui c’est la faute

Vous souhaitez vous lancer dans un projet malgré le fait que votre cerveau vous souffle que c’est une très mauvaise idée ? Je dois pouvoir vous aider, je deviens une professionnelle ou tout du moins une habituée. À cause (ou grâce, c’est soumis au vote du public) d’Amélie et de sa nouvelle en l’honneur du Ray’s day, je me lance dans une fiction en temps réel qui prend place au Japon, un petit truc science-fiction sans prétention aucune. Oui mais, encore une fois je me suis laissée emportée par ma propre excitation.

Les Enfants du siècle – Synopsis

Groenland, juillet 2013. Le sol s’ouvre sous une station de recherche américaine et engloutit les installations ainsi que l’équipe. Bilan : 184 disparus. Version officielle : activité géologique exceptionnelle.
L’idée d’un ennemi venant du ciel a fait son chemin dans les esprits, personne ne s’étonne d’apprendre que la vie est possible ailleurs et on s’attend presque à voir l’enfer descendre du ciel à tout moment. Mais l’ennemi est déjà là, sous nos pieds.
Tokyo, Août 2016. Dans le plus grand secret, la riposte s’organise.

Mes objectifs

Le format – Ça fait longtemps que je me tâte à publier en ligne une fiction divisée en courts épisodes pour pouvoir rebondir à chaque chapitre et adapter pourquoi pas aux interactions avec de potentiels lecteurs (potentiels hein). Le rythme va donc être appelé à la flexibilité et surtout il va falloir que je me discipline beaucoup pour en tenir un. Pas d’objectifs de rythme sinon de ne pas me claquer en chemin. Deux épisodes par mois minimum me paraît accessible, d’autant que je ne veux pas de chapitres trop longs.

Ambiance – Je veux clairement écrire un texte d’ambiance, qui transpire Tokyo et le Japon. Je n’ai jamais retrouvé en littérature une fiction qui retranscrivait les sentiments que le Japon pouvait m’évoquer et je vais essayer de m’y atteler. Essayer parce que si je ne l’ai jamais lu c’est entre autre parce que ce n’est pas si facile que ça. De même, il y aura une ou des musiques d’ambiance pour chaque chapitre posté et je vais essayer autant que faire se peut de documenter avec illustrations les endroits que je vais évoquer (ça veut dire qu’il faut que j’aille prendre les photos nécessaires, en gros).

Scénario – J’ai sincèrement commencé sur un coup de tête, en exploitant une idée que j’avais dans la tête depuis quelques jours. Je sais où je vais, je découvre petit à petit mes personnages (Charlotte est une très mauvaise surprise, soyons honnêtes) et je vais tâcher de les maîtriser rapidement pour voir où ils vont, mais sincèrement je vous préviens que l’avenir n’est pas radieux.

Rythme – Je vais caler le récit en temps réel (j’ai perdu la raison à peu près au moment de prendre cette décision) pour pouvoir être en osmose avec les saisons japonaises, ça sera plus facile pour pouvoir retranscrire vraiment comment on les vit et c’est une expérience qui me tente depuis beaucoup trop longtemps pour ne pas essayer.

L’épreuve va être de cumuler tout ça sans me prendre un mur en pleine tête, tout va bien se passer, on respire un grand coup et on y retourne.

Chapitre 1 – Charlotte

Dans ce premier épisode, on découvre (ensemble) Charlotte assise au premier étage d’un TRÈS célèbre café donnant sur le carrefour de Shibuya. Pour en découvrir plus sur elle, je vous invite à lire directement sur Wattpad plutôt que des paraphrases répétitives, parlons plutôt du contexte. Le thème de la semaine tout d’abord, c’est une reprise de Glassy Sky, morceau présent sur la bande son de l’anime Tokyo Ghoul et repris par la chanteuse AmaLee :

Au Japon, nous abordons la seconde saison des pluies de l’année, ou plutôt des typhons et hier a été une journée particulièrement humide et venteuse. À l’heure où j’écris, il pleut encore à drache et ça semble parti pour quelques heures voire jours. J’aime la pluie, on ne va pas se le cacher mais la saison humide de août/septembre met vraiment mes nerfs à rude épreuve : la température au delà de 30ºC conjuguée à des taux d’humidités frisant les 80%, C CHO comme disent les jeunes. L’atmosphère des jours de pluies, on connaît tous, celle du Japon peut-être moins.

Le café en question est tout le temps plein et je n’ai, pour être honnête, jamais pu m’y installer mais je connais ce carrefour pour l’emprunter relativement souvent. La photo n’est donc pas de moi, je l’ai trouvé en cherchant vite fait et je compte bien aller en prendre une digne de ce nom dès que j’en aurai l’occasion d’autant que dans mon esprit il fait nuit au moment de cet épisode. Il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre, c’est un choix : j’ai voulu me concentrer sur Charlotte et la journée pas terrible qu’elle passait en guise de mise-en-bouche.

Bon, j’ai pas mal de boulot je vais vous laisser là. Et si vous avez besoin d’un petit coup de pied aux fesses pour faire un truc bête, laissez-moi un petit mot !

 

Le muscle de l’écriture

Je n’avais pas d’idée pour l’article de cette semaine. Zéro. Niet. Le vide intersidéral, rien ne me donnait envie de me mettre derrière les touches.

J’ai une liste de brouillons qui traînent et n’attendent que d’être écrit avant d’être publié, les idées sont là mais c’est l’envie qui n’y était pas. Et quand je n’ai pas envie, je produis des choses qui ne me conviennent pas et que je trouve très moyennes. Donc je m’abstiens, tu vois.

Oui mais. Oui mais, des fois il faut se forcer un peu. C’est bien là où le NaNoWriMo a été véritablement salvateur pour moi, me fixer un quota à atteindre quotidiennement et plus simplement mensuellement m’oblige à me mettre à écrire même quand je le sens moyen. Des fois c’est l’épiphanie et d’autres j’écris sincèrement pour rien, mais j’écris. Et plus j’écris, plus c’est facile pour moi de le faire comme si je travaillais un muscle.

Si je devais le placer, je vous dirais bien qu’il est juste derrière les oreilles et tire vers le cou quand on force un peu trop dessus (d’où les raideurs dans les épaules). Le fait est que plus je le travaille, plus il m’est facile d’écrire « à la commande » contrairement à mon incapacité totale de m’y mettre après une longue période de disette d’écriture.

Je pense qu’on peut débattre des heures sur l’efficacité de la chose, est-ce vraiment la peine d’écrire si c’est pour ne pas être satisfait et devoir tout reprendre plus tard ? Réponse facile : ça dépend, je suppose. Pour moi, oui, clairement. Si je n’écris pas quand je n’ai pas la foi, il m’arrive de ne pas le faire pendant 1 semaine, 2 mois, 5 ans (histoire vécue). Quitte à faire de simples étirements, il faut que je me force un peu pour me remettre dans le bain et en quelques jours à peine je me remettrai dans les rails sans souci.

BREF. J’avais pas d’idée cette semaine.

Compte-rendu : Camp NaNoWriMo août ’16

Parce qu’on rigole, on rigole, on se moque de mes compagnons de cérémonie du thé mais je fais des trucs un peu sérieux à côté quand même. Juillet était synonyme de Camp Nano et donc de défi d’écriture.

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Capture d’écran du site Camp NaNoWriMo

J’avais déjà participé au précédent camp, en mars, et ça avait été un échec retentissant. Je me suis tout de même fixé un objectif double de mon quotient normal, soit 1000 mots par jour que j’ai miraculeusement réussi à atteindre.

Ça n’était évidemment pas la mer à boire en comparaison des 1667 mots par jour du NaNoWriMo mais j’ai toujours relativement du mal à m’y astreindre notamment à cause de mon rythme de vie.

Cela fait finalement peu de temps que je me suis remise sérieusement à l’écriture et j’apprends encore sur mes propres capacités, le camp de Juillet a été de nouveau l’occasion de comprendre un peu mieux mes mécanismes d’écriture.

La régularité, ce n’est pas pour moi

Et pour plusieurs raisons. Comme précédemment évoqué : mon rythme de vie se place en numéro un. Il m’arrive de ne pas rentrer chez moi avant 23 heures ou minuit, après avoir crapahuté ou couru partout toute la journée et donc de ne pas avoir de temps pour me poser devant l’ordinateur ou un cahier et écrire. Il m’arrive d’écrire sur mon téléphone mais ce n’est ni agréable ni facile pour moi, je le réserve à mes moments de « Il faut absolument que j’écrive cette scène tout de suite ». Autant j’arrive à forcer l’inspiration de temps en temps, autant j’ai toujours l’impression de perdre mon temps alors que le jour suivant, je peux aligner 3000 mots à la chaîne sans forcer. Je dois apprendre à doser et équilibrer plutôt qu’à tenter d’être régulière.

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Capture d’écran du site Camp NaNoWriMo

 J’ai besoin de brider mon imagination

Je n’ai pas travaillé sur un seul projet durant ce mois de juillet, j’en ai travaillé 5 ou 6 et c’est ridicule. J’ai avancé mon projet principal, j’ai couché des idées en tête depuis longtemps et j’ai même entamé des textes sorti de nulle part. Impossible de me laisser aller à ce que je VEUX écrire, il va falloir que j’arrive à me concentrer sur ce que je DOIS écrire ce qui est l’objectif visé pour le prochain NaNoWriMo… (Oui, je me plains d’avoir trop d’imagination. C’est comme ça.)

Rigueur, mam’zelle et en attendant, à vos claviers.